Les grandes ruptures
Olivier Neveux
Olivier Neveux, chercheur au sein de l’Ensemble Associé, professeur d’Histoire et d’Esthétique du Théâtre à l’ENS de Lyon, propose un séminaire mensuel.
Le monde va son cours et c’est terrifiant. L’art théâtral quoi qu’il proclame suit le sien et ce n’en est pas moins inquiétant. Il n’y a aucune fatalité. Dès lors, pour cette nouvelle année de séminaire, la proposition est d’explorer ce qu’il en a été, dans son histoire, lointaine ou proche, de ses refus. Comment le théâtre a dit non, et à qui ? Et à quoi ? Désir de suivre la lignée discontinue d’un théâtre qui n’a pas cédé, ne s’est pas rallié à l’impératif de se réconcilier avec la société. Qui ne s’accommode pas de ce qui lui est assigné. Une recherche à proximité de ce qui est devenu, désormais, un gros mot : « avant-garde ».
Una voce umana
Roberto Rossellini
d’après La Voix humaine (1930), pièce de Jean Cocteau
Une femme seule dans une chambre en désordre téléphone à son amant qui vient de la quitter pour une autre. En partant de cette situation tristement banale, Jean Cocteau a écrit une mini-tragédie en un acte – un étrange « monologue à deux voix » fait de paroles et de silences – dans laquelle le téléphone joue un rôle essentiel. source : Editions Stock
et extraits des films :
Le Traquenard de Hiroshi Teshigahara
Vers l’autre rive de Kiyoshi Kurosawa
Les Contes de la lune vague après la pluie de Kenji Mizoguchi
projection suivie d’une discussion avec Daniel Jeanneteau et Mammar Benranou
avec un·e grand·e invité·e
programmation en cours