la création étudiante

La Création Étudiante est le fruit d’un stage de pratique théâtrale de quatre semaines mené chaque printemps par un·e metteur·euse en scène professionnel·le, avec des étudiant·e·s issu·e·s de l’Université Paul-Valéry et du Conservatoire de Montpellier. La création porte sur une pièce du répertoire de Bertolt Brecht. Cette saison, la metteuse-en-scène Marie Payen, assistée de la comédienne Isabelle Antoine,
accompagnent cette nouvelle création étudiante.

les 2 et 3 juillet à 20h30
sur le plancher d’été du théâtre

réserver

 

La Vie de Galilée 

de Bertolt Brecht
mise en scène : Marie Payen 
assistanat à la mise en scène : Isabelle Antoine 
avec 15 étudiant·e·s des écoles et universités de Montpellier (jeu, chant polyphonique) 

L’histoire de ce physicien et astronome qui en 1609, grâce à l’apparition en Hollande d’une lunette servant à observer le ciel, entend prouver « par les yeux » ce que son intuition et ses calculs lui disent depuis longtemps : Copernic avait raison, c’est la Terre qui tourne autour du soleil et non l’inverse. L’Église pressentira qu’elle court là un grand danger. Si l’Homme n’est plus au centre de l’Univers, alors Le projet de Dieu se complique ! Et peut-être même qu’on peut douter de l’existence du projet, et du Dieu. C’est donc une fable qui montre, tableau après tableau, les forces qui opposent l’aspiration à la connaissance et le conservatisme. « Nous ne construisons pas des personnages pour les jeter ensuite dans une histoire. Nous construisons une histoire qui modifie les personnages à chaque instant. » dit Brecht.
Nous allons essayer de nous glisser dans la pensée qui agit cette histoire, phrase après phrase, de penser en Galilée, mais aussi en moine, et en Doge, et encore en Cardinal, tous personnages abordés non pas comme des fonctions figées dans leur définition, mais comme des humains pris dans des circonstances. Il paraît que l’adjectif que Brecht employait le plus pour diriger les comédien·nes était « frais ». Pas besoin de cogiter deux heures pour se mettre dans le bon état. Il faut penser au bon endroit, à l’endroit frais. On va essayer !
Marie Payen

 

Marie Payen 

Comédienne de formation, Marie Payen a beaucoup joué au théâtre et au cinéma. En 2005, elle crée la compagnie Un + Un + avec Aurélia Petit. Ensemble elle écrivent un premier spectacle, La Cage aux blondes, créé au Théâtre National de Chaillot. Depuis ce temps, Marie Payen balance entre des créations personnelles, et des projets où elle est actrice, avec d’autres. En 2014, elle crée jEbRûLE, un solo où l’improvisation est le moteur de chaque représentation. Deux autres soli suivront : Perdre le Nord, et La nuit c’est comme ça. La musique, et les relations du théâtre avec la philosophie et les sciences humaines sont toujours présentes dans ses spectacles. Depuis 2023 elle collabore en tant que comédienne avec Julie Deliquet et joue dans Welfare, puis dans La guerre n’a pas un visage de femme.

Isabelle Antoine

Formée à l’École du Passage de Niels Arestrup, Isabelle Antoine est d’abord comédienne, notamment sous la direction de Michel Vinaver. Professeure diplômée d’état en art dramatique et dotée d’un master d’études théâtrales, elle mène en parallèle une transmission de la pratique théâtrale et des ateliers de création ainsi qu’un travail de dramaturgie et de collaboration artistique avec différentes équipes artistiques. Ses principales collaborations sont avec la compagnie de théâtre de rue 1 Watt (Le mur, Beau travail, Huître, Be Claude), Sonia Bester, alias Madamelune, avec qui elle crée La Tragédie du belge en 2014, On a dit on fait un spectacle en 2015, et Ah ! Félix n’est pas le bon titre en 2018, Comprendre en 2022, Ici bas, les mélodies de Gabriel Fauré, dans la cour d’honneur du festival d’Avignon en 2018, J’adore ma vie en 2024. En 2017, elle entame une collaboration avec Pauline Bayle en tant qu’assistante à la mise en scène pour les pièces Odyssée, Chanson douce, et Illusions perdues. En 2022, elle collabore avec Pauline Bayle à la création des Suppliantes et en 2023 à celle d’ Écrire sa vie, d’après l’œuvre de Virginia Woolf, au Festival d’Avignon.