L’Esthétique de la résistance

Le roman-fleuve de Peter Weiss suit le trajet d’un jeune ouvrier communiste entre 1937 et 1945, de son Allemagne natale à son engagement dans la guerre civile espagnole, jusqu’à son exil en Suède. Mais cet itinéraire d’un militant antifasciste se double d’une aventure esthétique : le narrateur et ses camarades s’exercent en autodidactes à analyser de grandes œuvres, pour y découvrir une histoire de l’art en prise directe avec les rapports sociaux. C’est l’expérience de cette jeunesse, prise dans les événements de la guerre et de l’art, que Sylvain Creuzevault a partagée avec une jeunesse d’aujourd’hui, le groupe 47 de l’école du Théâtre National de Strasbourg. Il en résulte une fresque flamboyante, traversant différentes formes de lutte et de théâtre (documentaire, cabaret, agit-prop), nouant avec rage et humour les combats du passé aux urgences du présent.

Sylvain Creuzevault

Cofondateur du groupe D’ores et déjà, Sylvain Creuzevault signe sa première mise en scène en 2003 (Les Mains bleues de Larry Tremblay), puis monte en 2005 Visage de feu de Marius von Mayenburg. À l’Odéon, il participe à la création de Fœtus, dans le cadre du festival Berthier’06, puis met en scène Baal de Brecht (2006, dans le cadre du Festival d’Automne à Paris).
Le père tralalère, créé au Théâtre-Studio d’Alfortville en 2007, est repris à la Colline, où Creuzevault met en scène Notre terreur (2009). Il travaille au Deutsches Schauspielhaus (Hambourg 2009) où il crée La Mission de Müller. Viennent ensuite à la Colline, toujours dans le cadre du Festival d’Automne à Paris, Le Capital et son Singe (2014 et 2016), Angelus Novus AntiFaust (créé au Théâtre national de Strasbourg). En 2018, après avoir adapté Les Démons de Dostoïevski (Odéon), il a monté Les Tourmentes, d’après Mallarmé et Jack London (MC93 Bobigny), ainsi qu’une nouvelle version du travail sur Marx, Banquet Capital. Il retrouve Dostoïevski avec L’Adolescent (Odéon, 2019, festival des écoles du théâtre public). Le romancier russe lui inspire également Le Grand Inquisiteur, présenté à l’Odéon (2020).
En 2021, il fonde les Conseils Arlequins, École du Parti. Cette école oriente son travail pédagogique sur la formation de l’acteur autour de l’œuvre L’Esthétique de la résistance de Peter Weiss.
Sylvain Creuzevault est artiste associé de l’Odéon-Théâtre de l’Europe depuis 2016.

d’après le roman de Peter Weiss
adaptation et mise en scène : Sylvain Creuzevault

avec : Juliette Bialek, Yanis Bouferrache, Gabriel Dahmani, Valérie Dréville, Vladislav Galard, Arthur Igual, Charlotte Issaly, Simon Kretchkoff, Frédéric Noaille, Vincent Pacaud, Naïsha Randrianasolo, Lucie Rouxel, Thomas Stachorsky, Manon Xardel (distribution en cours)

assistanat à la mise en scène : Ivan Marquez
dramaturgie : Julien Vella
scénographie et accessoires : Loïse Beauseigneur, Valentine Lê
costumes et maquillage : Jeanne Daniel-Nguyen, Sarah Barzic
maquillage et perruques : Mityl Brimeur
création et régie lumière : Charlotte Moussié en complicité avec Vyara Stefanova
régie plateau et machinerie : Léa Bonhomme
création et régie vidéo : Simon Anquetil
régie générale : Arthur Mandô
création musique originale et régie son : Loïc Waridel
création musiques originales : Pierre-Yves Macé
cheffe de chœur : Manon Xardel
décors, les accessoires et costumes réalisés par : les ateliers du TNS
administration de production : Anne-Lise Roustan
direction de production : Élodie Régibier

production : Théâtre national de Strasbourg
coproduction et production déléguée : Le Singe
avec la participation artistique du Jeune Théâtre National

Le roman L’Esthétique de la résistance traduit de l’allemand par Éliane Kaufholz-Messmer est publié aux éditions Klincksieck, 2017.
À ceux qui viendront après nous, in Poèmes Tome 4, Bertolt Brecht, L’Arche Éditeur, 1966, traduction d’Eugène Guillevic
Remerciements à Jean-Gabriel Périot, réalisateur du court-métrage Under Twilight, 2006, musique de Patten (Groupe)

Peter Weiss est représenté par L’ARCHE – Agence théâtrale.