Ensaio para uma cartografia

Un essai de cartographie, dit le titre, conduit à l’échelle d’une ville (Lisbonne), à l’échelle d’un pays (le Portugal), à l’échelle de douze femmes. Sur la scène, elles s’entraînent inlassablement à faire ce qu’elles ne savent pas ou ne peuvent pas faire, et que pourtant elles font : reprendre mille fois le pas de danse d’un ballet classique aux ordres hurlés du chef d’orchestre, jouer une pièce pour instruments à cordes de Bach, se dénuder, tenir l’équilibre sur la pointe de chaussons de danse. L’art de Mónica Calle est là, dans l’épreuve de la domination et la domination de l’épreuve, sans ciller, sans lâcher.

Mónica Calle

Je m’appelle Mónica. Je suis née à Madrid. Je suis arrivée à Lisbonne à l’âge de quatre ans. J’ai 53 ans. J’ai trois enfants et trois ex-maris. Je crois au travail artistique en tant que possibilité de rédemption et de transformation. J’ai toujours travaillé sur le lien entre le corps et le mot / le texte, au début à partir de textes non théâtraux. Je pensais que la dramaturgie classique ne me permettait pas la liberté que je cherchais. Plus tard, j’ai réalisé que les classiques pouvaient réellement m’apporter la liberté individuelle et artistique que
je cherchais. Je perçois et je travaille le mot / le texte, comme un corps. J’ai vécu deux grands moments de rupture. Au cours des dernières années, j’ai laissé le mot et j’ai cherché la musique et la danse classique comme possibilité de liberté avec sa rigueur et ses contraintes. Je crois en Dieu. Ce travail est pour moi, une manière individuelle et collective de re-lier. Un chemin d’endurance, de force et de vitalité. De partage.

conception et mise en scène : Mónica Calle
assistée de : José Miguel Vitorino
avec douze de ces vingt comédiennes : Ana Água, Brígida Sousa, Carolina Varela, Cleo Tavares, Eufrosina Makengo, Inês Pereira, Inês Vaz, Joana Campelo, Joana de Verona, Lucília Raimundo, Mafalda Jara, Maria Inês Roque, Marta Félix, Miu Lapin, Mónica Calle, Mónica Garnel, Roxana Lugojan, Sofia Barbeiro, Sofia Dinger, Sofia Vitória
création lumières : José Álvaro Correia
opérateur lumières : Renato Marinho
conception son et musique : Vasco Gomes
production : Sérgio Azevedo

production : Casa Conveniente / Zona Não Vigiada • coproduction Teatro Nacional D. Maria II (Lisbonne)