Y aller voir de plus près

Remonter au plus loin, se tenir au plus près… Il y a 2 500 ans, dans une œuvre monumentale, Thucydide se fait le chroniqueur précis de la Guerre du Péloponnèse qui oppose sa cité (Athènes) à celle de Sparte. Le plateau du théâtre et ses habitants, encombrés à l’excès, se chargent de cette masse de textes, de noms, de chiffres, de cartes, reflètent aussi la masse immémoriale des humains et des guerres venues depuis, dénudent surtout, par bonds et associations, les ressorts géopolitiques de tout conflit.

Maguy Marin

Il y a un lieu de naissance, autre qu’une ville. Toulouse. Un emplacement atteint suite à une série de déplacements provoqués par des mouvements politiques en Espagne. Ainsi, grandir par-là, en France, au tout début des années 1950. Puis, il y a un désir de danser qui se confirme par un enchaînement d’études — de Toulouse, à Strasbourg puis à Mudra (Bruxelles) dans lequel se manifestent déjà des rencontres : les étudiants acteurs du Théâtre National de Strasbourg, Maurice Béjart, Alfons Goris et Fernand Schirren… Une volonté qui s’affirme avec le groupe Chandra puis au Ballet du XXème siècle. Le travail de création s’amorce aux côtés de Daniel Ambash, et les concours de Nyon et de Bagnolet (1978) appuient cet élan.
De 1980 à 1990, portée par la confiance de l’équipe de la Maison des arts de Créteil, la recherche se poursuit avec Christiane Glik, Luna Bloomfield, Ulises Alvarez, et bien d’autres encore.
1987, une nouvelle rencontre : celle avec Denis Mariotte. Une collaboration s’amorce. Décisive, elle ouvre le champ des expériences.
1998 sera l’année d’une nouvelle implantation. Un nouveau territoire pour un nouveau Centre chorégraphique national à Rillieux-la-Pape, dans le quartier de la Velette. Avec la nécessité de reprendre place dans l’espace public pour y célébrer les richesses des différences et le plaisir du jeu très vivant de la création.
L’année 2011 sera celle d’une remise en chantier des modalités dans lesquelles s’effectuent la réflexion et le travail de la compagnie. Après l’intensité des années passées au CCN de Rillieux-la-Pape, s’ouvre à partir de 2012 la nécessité d’une nouvelle étape à partir d’un ancrage dans la ville de Toulouse.
En janvier 2015, Maguy Marin et la compagnie retrouveront l’agglomération lyonnaise. Une installation à Ramdam à Sainte-Foy-lès-Lyon qui enclenchera le déploiement d’un nouveau projet partagé avec d’autres artistes : Ramdam, un centre d’art.

conception : Maguy Marin
en étroite collaboration et avec : Antoine Besson, Kais Chouibi, Daphné Koutsafti, Louise Mariotte
film : David Mambouch, Anca Bene
maquettes : Paul Pedebidau
iconographie : Benjamin Lebreton, Louise Mariotte
conception sonore et musicale : David Mambouch
direction technique et lumière : Alexandre Béneteaud
assistanat technique et lumière : Kimberley Berna-Cotinet
son : Chloé Barbe, Victor Pontonnier
scénographie : Balyam Ballabeni, Benjamin Lebreton
assistanat scénographie : Côme Hugueny
costumes : Nelly Geyres
technique vocale : Emmanuel Robin

coproduction : Festival d’Avignon ; Théâtre de la Ville — Paris ; Théâtre Dijon Bourgogne — Centre dramatique national ; Théâtre des 13 vents CDN Montpellier ; Théâtre + Cinéma — Scène nationale de Narbonne ; Théâtre de Lorient — Centre dramatique national ; Pôle-Sud — CDCN Strasbourg ; Les Halles de Schaerbeek — Bruxelles ; Le Parvis — Scène nationale Tarbes Pyrénées ; Théâtre National de Bretagne — Rennes ; Compagnie Maguy Marin