Collection d’amants

Une collection se construit. Raquel André s’est construit une collection de 215 amants. Ou elle s’est peut-être construit 215 amants. Car on sait que tout est fiction, y compris la vérité, y compris ce qui s’appelle l’intimité à l’heure des réseaux sociaux et des rencontres géo-localisées. On sait que tout est images. Reste à construire un atelier où les voir se former : un appartement inconnu, une durée d’une heure, une collaboration de la photographie et de la mémoire. 215 fois. Et pourtant, à chaque fois que la porte s’ouvre, chaque nouvel amant est encore une pièce unique, un nouvel abîme.

Raquel André

Mon parcours artistique commence aussi loin que je m’en souvienne. Un jour, j’ai découvert une boîte remplie de lettres manuscrites, il s’agissait de la correspondance d’une famille sur la période 1970–90. À partir de ce matériau, j’ai élaboré ma première création, en 2009.
Dès lors, mon travail a porté sur la notion de collection, notamment l’idée de collecte dans le domaine des arts du spectacle — sur laquelle j’ai écrit mon mémoire de Master à l’Université Fédérale de Rio de Janeiro (2016).
En 2011, j’ai déménagé à Rio de Janeiro. Une résidence artistique de cinq mois à Cia dos Atores s’est avérée être une expérience de 6 ans auprès des artistes Bel Garcia et César Augusto.
Le projet « Collection de personnes » se développe depuis 2014, comprenant quatre collections : Amants, Collectionneurs, Artistes et Spectateurs. De nombreux pays ont été traversés : Portugal, Pologne, Argentine, Brésil, Chili, Allemagne, Belgique, Autriche, Italie, USA.
En 2017, le livre Collection of Lovers Vol.1 a été édité par le TNDMII à Lisbonne, Portugal, et en 2018 a été présentée la première exposition de Collection of Lovers au CAC Cincinnati, États-Unis.

de et par Raquel André
créé par : António Pedro Lopes, Bernardo de Almeida et Raquel André
musique : noiserv
création lumières : Rui Monteiro
création lumières tournée : Carin Geada
création son : João Neves

avec la participation d’habitants de Montpellier

production : Missanga • co-production : Théâtre National D. Maria II Lisbonne (PT) ; TEMPO – Festival international des arts du spectacle de Rio de Janeiro (BR) • avec l’aide de la Direction Générale des Arts, Gouvernement du Portugal