mars

Le corps, à notre insu, garde peut-être la trace de gestes immémoriaux, de postures répétées, d’un mouvement secret, d’un invisible folklore contemporain. Découvrir ou entendre cette trace relève sûrement de l’archéologie, ou de la psychanalyse. L’étudier peut relever de l’art, qui devra l’écrire, la déclarer, l’affirmer. Passer d’un héritage, déposé en nous, à une chorégraphie, déposée devant tous. Sur ce chemin, les pièces de Mylène Benoit et Emmanuel Eggermont se croisent et se répondent : l’une partant d’une danse individuelle, secrète, propre à chaque danseur, pour atteindre à une choralité ; l’autre posant d’abord une unité formelle, chromatique, politique, pour laisser peu à peu affleurer les singularités à l’œuvre. Et de ce dialogue, il faut dire un point rare : une des interprètes, Nina Santes, danse dans les deux pièces. Ainsi sera sans doute rendue visible, à partir du trajet d’une seule, la diagonale qui relie et sépare les deux écritures.

13vents-2020-03

et aussi

lun 2 mars à 19 h 45, Sophia Antipolis

de Virgile Vernier

au cinéma Diagonal

les 14 et 15 mars, atelier Images — Langages

pour les 13 — 17 ans

mer 18 mars de 10 h à 18 h, atelier de lecture

ouvert à tous

jeu 26 mars de 19 h à 21 h, atelier de la critique

retour sur Notre Danse, ouvert à tous

les 26 et 27 mars, atelier de jeu

dirigé par Emmanuel Eggermont, destiné aux professionnels

du 20 au 24 avril, stage Figures du corps, présences de l’interprète

dirigé par Mylène Benoit, destiné aux professionnels